Le prélèvement veineux

= prélèvement d'un échantillon de sang d’une veine superficielle afin de réaliser une analyse de biologie médicale

1/ Indications

Dépister des troubles biologiques
Suivre l'évolution d'un TT ou d'une pathologie
Analyse sérologique…

2/ Réalisation d'une prise de sang

Vérifier la concordance la PM et le choix des tubes d’analyses, la nécessité d’être à jeun, l’identité du patient
Dans la mesure du possible, pas sur le même bras que : VVP, curage ganglionnaire, hémiplégie, fistule artério-veineuse
Mettre une protection sous le bras
Mettre le garrot 10 cm au-dessus du point de ponction (pas de garrot > 3 min)
Repérer et choisir la veine à ponctionner
Favoriser la vasodilatation de la veine : faire serrer le poing, bras en déclive, tapoter…
Gants non stériles
Antisepsie de la peau (OH +++, béta alcoolique, pas d’OH pour une alcoolémie !) de bas en haut, sans repasser au même endroit, 1 compresse pour 1 passage, de l’intérieur vers l’extérieur
Respecter le temps de contact de l'antiseptique
Immobiliser la veine en tendant la peau avec l’autre main
Introduire l'aiguille à 45°, biseau vers le haut
Remplir les tubes
Les retourner doucement une fois remplis (inutile pour les tubes secs)
Enlever le garrot
Demander au patient de desserrer le poing
Enlever le dernier tube puis l'aiguille (élimination immédiate)
Point de compression 1 min pour éviter l’hématome (+ si anticoagulants)
Pansement
Étiqueter les tubes et les envoyer au labo

La prise de la tension artérielle

= pression sous laquelle le sang circule dans les artères
La TA varie selon la puissance de la contraction cardiaque et la résistance vasculaire
Maxima = pression systolique (surpression liée à la contraction musculaire)
Minima = pression diastolique (pression normale des artères)
NB : Pression différentielle = écart entre maxima et minima. Peut-être pincée / élargie

1/ Valeurs physiologiques de la TA

Enfant = 40/40 mmHg
20 ans = 110/70
Adulte = max 140/90
Augmente à l’effort, digestion, stress, émotions, froid, douleur, âge…
Diminue au repos, sommeil, chaleur, grossesse…

2/ Indications 

Surveillance et dépistage d’une hypoTA ou HTA
Surveillance hémodynamique
Pathologie cardiaque…

La prise du pouls

Pulsation cardiaque = distension des artères sous la poussée sanguine due à la contraction du ventricule gauche (systole)
Sensation de léger soulèvement perçu sous les doigts qui compriment une artère superficielle
Mesure du rythme, de la fréquence et de l’amplitude des battements cardiaques

1/ Valeurs physiologiques 

Pouls bien frappé et régulier
Nouveau né = 120 à 140 pulsations/min
Enfant = 80 à 110 Adulte = 60 à 80
 Personne âgée = 55 à 70
Diminue avec l’âge, chez les sportifs…
Augmente à l’effort, pendant la digestion, le stress, la chaleur, la grossesse, l’hyperthermie, la consommation de tabac, café et autres excitants…

La prise de la température

= mesure du degré de chaleur de l’organisme à l’aide d’un thermomètre
L’homme est homéotherme. Variations = processus de thermorégulation
Régulation par l’hypothalamus

1/ Valeur physiologiques

36.5° à 37.5°C Augmente à l’effort, pendant la digestion…
Varie selon :
- Le rythme nycthéméral (baisse de température durant la nuit)
- Le cycle menstruel (augmentation de la température)
- Le climat et la température ambiante
NB : La température externe du corps est < de 0.5° à la température interne

2/ Différentes méthodes de mesure

Thermomètre tympanique à infrarouges = température auriculaire (3 sec)
Thermomètre cutané = température rectale (la plus fiable), axillaire ou inguinale (5 min), buccale (sous la langue, 1 min) Avec un capteur cutané thermique = température frontale (la moins précise, 15 sec) 

L'incontinence urinaire

= perte involontaire d’urine suffisamment importante pour occasionner des problèmes sociaux ou hygiéniques
Si PEC globale, amélioration possible dans 2/3 des cas !
Peut être transitoire ou chronique

Plusieurs types d’incontinence :
- impériosité mictionnelle = incapacité de se retenir
- par regorgement = sur rétention urinaire
- d’effort = liée à l’augmentation de la pression intra-abdominale (toux, éternuement, rire, sport…) avec relâchement du plancher pelvien + faiblesse sphinctérienne

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(belgique-incontinence.be)

1/ Étiologies

Causes fonctionnelles
- Immobilisation prolongée, nouvel environnement, perte de repères…
Causes iatrogènes
- Diurétiques
- Anticholinergiques
- Sédatifs
- Opioïdes
- IC…
Causes organiques
- Infection urinaire
- Fécalome, constipation chronique
- Confusion mentale, démence
- Troubles neuro (Parkinson, hémiplégie, AVC, SEP…)
- Miction par regorgement sur rétention urinaire (obstacle urétral : adénome prostatique ++, atonie du détrusor)
- Diabète
- Anxiété

La rétention urinaire

= incapacité de vider la vessie complètement malgré une vessie pleine
La rétention urinaire chronique conduit souvent à une incontinence par regorgement.
Chez les PA, il peut y avoir des urines résiduelles de 50 à 100ml après la miction car atonie du détrusor…
Peut être extrêmement douloureuse en phase aigue / complètement inaperçue en phase chronique

1/ Étiologies

- Homme +++
- Diabète (neuropathie diabétique) +++
- Hypertrophie de la prostate, cancer, prostatite
- Affections de l’urètre (inflammation, infection, tumeur, calcul, sténose, fécalome compressif)
- Post anesthésie
- Lésions pelviennes
- Troubles neuro (AVC, trauma médullaire, SEP, Parkinson…)
- Iatrogène (TT, morphine…)